1ère mouture mai 2017
Surpeuplement lémanique
Géogrpahie
La Suisse de manière générale ainsi que sa côte lémanique connaissent depuis 10 à 20 ans, comme beaucoup de pays, des problèmes de surpopulation, de pollution et de l’augmentation croissante du taux de chômage et depuis bien plus longtemps de la mauvaise qualité des ¾ des logements, du manque d’espace lié à l’exiguïté de l’espace habitable. Pays montagneux, les Alpes suisses recouvrent 60% de la surface dont une faible partie est habitable ou habitée. Le ¼ de la surface totale, arable est réservé à l’agriculture, seul près de 1/3 est habitable1.
Ce qui représente moins de 13’800 km2 de zone habitable sur 41’285 km2 de surface totale. Avec une population d’environ 8.5 millions en fin 2017, sa densité en zone habitable est de 620 hab/km2. Ce qui est de l’ordre de la densité des zones habitables de l’Inde (plus de 2/3 du pays) dont la densité totale est de 450 hab/km22.
Problématiques fondamentales.
Sous les apparences de la propreté, du charme de la côte lémanique, du modernisme, de l’avantage de faible sous-emploi, on y subit cependant les mêmes contraintes du libéralisme sauvage qu’ailleurs par un manque d’intervention de l’état face aux problèmes qui intéressent beaucoup de citoyens, notamment celui ici abordé du surpeuplement, une des conséquences du libéralisme débridé.
La problématique de surpeuplement est occultée, négligée ou reniée tant par les politiques et les média que par la responsabilité individuelle3.
3. v. également régulation des naissances – ontologie de la génération
Infrastructures limites, abus et avantages ultra-libéraux.

Les villes sont bondées. Lausanne a une densité de 60% de celle de Londres (3300 ctr.5500 hab/km2), ville réputée polluée et celle de Genève est double de celle de Tokyo (12600 / 6200) et représente plus de la moitié du Paris urbain. Avec l’afflux des travailleurs extérieurs, sa densité atteint celle des résidents de cette mégapole.
Les sociétés propriétaires de plus de 60% des logements , comme les assurances, caisses de pensions et banques, (mais aussi des propriétaires privés en droit de location), répercutent l’inflation et le besoin d’enrichissement , – notamment motivé par les mauvais résultats de leurs placements faits dans les années 2000 et précédentes, sur les montants des loyers qui sont cotés selon des critères souvent aberrants pour l’utilisateur. A une inflation réelle s’adjoint aussi une inflation de prévention liée au climat économique et politique du monde qui favorise la thésaurisation et la surévaluation des coûts.v. rubrique mafia immobilière
Le prix des loyers est déterminé selon des critères obscurs et partiaux. Sachant qu’une bonne partie des immeubles des villes de la Romandie date en moyenne d’au moins 40 ans, l’âge manifeste de l’immeuble, donc son état temporel selon la qualité de la construction, ne semble avoir de poids prépondérant à la baisse sur la détermination du prix contrairement à son emplacement (“situation” comme on dit dans le jargon commercial) qui peut largement le contrebalancer; des immeubles de style HLM vieillissant mal peuvent se trouver dans un quartier coté sans que le loyer ne soit vraiment modéré. C’est même l’inverse qui se produit; avec une simple modification de l’apparence de l’immeuble et des retouches d’isolation extérieure motivées par des intérêts propres (économies énergétiques), gérants et propriétaires se permettent une augmentation des loyers au niveau comparable des immeubles de qualités ou ceux du patrimoine de bonne faction.
Exemple, Les Allières 2
Le studio à 430.- de 20 m2 proche du centre hospitalier de Lausanne que j’ai quitté en 2008 après dix ans d’occupation a été reloué à 600fr.- à cette date (+40%). L’isolation phonique, c.à.d. un sous-critère de la qualité de l’appartement n’a apparemment quasi aucun impact sur le prix du loyer, c’est la situation (proximité de l’hôpital, commerces à 200m) qui l’emporte largement même si vous pouvez, pour ne citer ici que cet aspect, entendre tout ce que vos voisins se racontent et subir les bruits nocturnes causés par les travailleurs postés et ils ne sont pas si rares.
Situation de renchérissement qui gagne également les appartements des régions reculées. Depuis une dizaine d’année, leurs loyers (du nouveau bail s’entend) – basés sur une comparaison de nombre égal de pièces, sont quasi égaux à ceux des agglomérations à la différence d’un léger gain d’espace probable de 20% pour des montants et caractéristiques comparables.
Réseau et mafiav. rubrique mafia immobilière
Habitant respectivement à Lausanne et à Lavey, on a voulu s’installer dans le canton de Vaud dans un appartement de 3-3.5pc. à deux avec une amie il y a moins de 10 ans avant que je déménage finalement seul à Lausanne. Sans “réseau” et sans tricherie (le mensonge et le bagou, autre option, marchent très bien dans nos contrées, il suffit d’être bon acteur et convainquant, fournir des documents trafiqués); aucun résultat sur deux années de recherche et des dizaines de dossiers déposés. Tout cela malgré deux salaires cumulés de 9000.- , (min 350% du montant du loyer cc.) et le poids symbolique et pragmatique de l’amie, suissesse de patronyme de souche bernoise et travaillant dans le publique, si toutefois domiciliée et active dans le canton catholique adverse, le Valais; le protectionnisme et régionalisme est très fort en Romandie.
Exiguïté d’espace, qualité de logement, contexte socio-culturel commun – illustration cocasse
Retour à l’exemple
Faute de moyens avant cette date, j’ai donc habité durant 10 ans dans un misérable studio de 20m2 à 450 Fr.- au rez d’un immeuble classique des années 70 (vétusté des conduites d’eau, humidité, mauvaise isolation thermique et surtout isolation phonique exécrable, … logement-les 5 sens comme j’appelle ça en exagérant, certains sens peuvent être comptés doubles vus leur décuplement), studio contigu à celui de l’angle, probablement construits pour les « nègres » de l’époque (ouvriers italiens ainsi surnommés), pour déménager enfin en 2008 dans un autre aux mêmes caractéristiques mais au moins plus spacieux et lumineux.
L’agence De Rham, l’avait à mon départ en septembre 2008 reloué à 600fr.-, en “fignolant” un peu le parquet pourri et en bricolant quelque détails en passant et en vantant je l’imagine un peu le mignon petit balcon et la vue sur le jardin d’un « quartier tranquille ». Aujourd’hui après le ravalement des façades qui a duré 2 ans à 20% d’activité et le changement des fenêtres, il doit valoir de l’or ; entre 800 et 1000fr.- . Tout ceci étant, c’était sûrement sans vanter le reste que le futur locataire allait bientôt découvrir par lui-même!
J’avais alors pour voisin indirect de palier, logé prés de la porte de l’entrée d’immeuble, un bengalis qui rentrait soûl et tard vers minuit une heure, d’un bistro bien vaudois du centre où il travaillait, – je crois qu’il ne tenait pas bien l’alcool (comme beaucoup d’orientaux et asiatiques sûrement un mutant pour l’alcool déshydrogénase).
Et je n’ai jamais pu le savoir, c’est soit en conformité avec ses traditions culturelles ou peut-être par vengeance, car son appartement était collé aux boîtes aux lettres manipulées le matin sans ménagement par les locataires, qu’il massacrait fréquemment son poulet à coups de hache vers 1- 2h du matin et évidemment réveillant tout le monde à proximité.
Interpellé à plusieurs reprises par moi et d’autres, il avait coutume de se prosterner en cadence derrière le seuil de son appart et d’un air contrit, il s’excusait mille fois, promettant le calme et s’exécutait d’office, mais amnésique, il remettait le couvert peu de jours plus tard.
Il y avait aussi mon voisin direct, un toxico qui rentrait pile vers 22h d’une journée habituelle de travail (conférences et stratégie marketing à la Riponne, une place publique assiégée par ces piètres comédiens s’y consacrant sûrement à régir le monde). Donc lui aussi, il s’y mettait à sa manière et parfois avec sa copine, avec toute la verve légendaire de ces énergumènes dont on connait la réputation et teneurs ; coups de gueule à profusions, disputes incendiaires avec reproches, revendications crues et détails obscènes de leur vie intime ; affaire de marchandage sexe contre respect, je vous passe les aspects éthiques…
Idem pour le ouest-africain du 3ème avec ses enfants courant dans l’appart dès 22h et qui me doit encore un loyer de garage… ! Commençant lui aussi son diocèse aux environs de cette heure-ci, avec bain coulé pour se détendre lui et tendre les voisins, chants et discussion à haute voix et la multiple progéniture braillant et se ruant dans l’appartement et à l’extérieur, bref une famille qui prend toute son aise comme s’ils vivaient en résidence spacieuse.
Car comme tout bon africain de l’ouest (comme me l’a rapporté une connaissance avisée à leur sujet), il fantasmait du clinquant et de l’apparat de la vie à l’européenne, rêvant d’un futur palais chez lui ou qui sait à la tête de son pays,- et j’en ai connu des africains se promettant à la présidence, mais en attendant, il gagnait misérablement sa vie la nuit, probablement en torchant le cul des vieux et en s’accablant de charges dont il n’était capable d’assumer ; sa famille nombreuse, sa voiture coûteuse, n’étant pas apte à gérer ses dépenses sans emmerder tout le voisinage non responsable de son irresponsabilité, dont la pauvre caissière de la Migros du même pallier qui en payait les frais me confiant qu’elle peinait à s’endormir à ces heures pour se préparer, elle, avec ménagement et toute délicatesse à 5 heures du matin pour se rendre au travail.
Des expériences similaires sont légions, j’estimerai la fréquence des situations de cette augure à minimum de 30%, selon des témoignages qui me sont parvenus et qu’il faut parfois comme Socrate, faire accoucher, tant “l’helvète” ou peut-être plus le vaudois a coutume d’accuser sans broncher!
On manque donc d’espace, la densité de la population en Suisse est l’une des plus élevée d’Europe, d’autant plus que contrairement à Londres ou Tokyo, pour revenir aux comparaisons relevées plus haut, Lausanne et Genève pour exemples comptent peu de nouvelles constructions et de hauts buildings, qui malgré tout défauts que l’opinion leur attribue, sont gages de plus de surfaces habitables.
On manque d’intimité, promiscuité générée par les surfaces habitables réduites, de mauvaises conditions de logement; les mauvaises isolations, contiguïtés des immeubles * (les constructions de qualités spacieuses sont rares et les constructions de fortune des années 60-70 sont légions)…etc.
On manque aussi de choix, aux deux extrêmes; les « notables », les “réseautés” des milieux commerciaux et des gérances dans des immeubles de meilleures factures, les « autres » dans des pacages adaptés. Je me souviens d’une information de source sûre concernant un grand appartement de qualité à Béthusy dans les années 2000 qui avait été reloué à un médecin au prix du départ de l’ancien locataire (800fr.-). Le favoritisme et la micro mafia est très présente dans nos contrées.
*Illustration de la Valonnette 13

Construction d’un nouvel immeuble à gauche et fusion avec l’ancienne des années 70 à façade rénovée, une nouvelle ère débute! A quand des appartements dans les caves ?
Surpopulation et planning familial
Population Suisse

Exemples de densités de quelques pays d’est à l’ouest

Sollution, hélas utopique!

Suite à des mesures de planning familial imposé par le gouvernement chinois le taux de croissance de la population en Chine est aujourd’hui descendu à 0.45% , plus faible que celui de la Suisse 0.7%.
Ceci dans un espace vital plus petit (densité de 180 contre 136 hab/km2 pour la Chine) sans qu’il n’y eut jamais de planning de régulation imposée par la confédération hélvétique, c’est étrange non, pour un pays prétendu si développé ?
Même en RII que j’ai renommé RMI, République Mérdique d’Iran, d’où je viens, un plan de régulation des naissances a été mis en vigueur après la guerre. Une des rares mesures intelligentes du gouvernement. Cela pour réguler l’effet de la propagande pro-nataliste faite au-paravent en temps de guerre Iran-Irak en prévision de contingents de soldats…Propagande qui avait bien a marché!
Malheureusement le mouton est international, si le politique dit aux « Suisses » qu’il faut maintenir et élever le taux de natalité pour des raisons biaisées (v. suite), ils ne vont pas s’en priver par des avantages réels ou fictifs que cette situation apporte aux parents (ex. garantie d’emploi par privilège du statut semblable, des allocations*) mais projet économique favorable surtout à d’autres; notamment au service publique, aux “industries” alimentaires, pharmaceutiques et médicales qui vivent et tirent bénéfice de la croissance de consommation.
L’intention psychologique des parents étant souvent fondé sur une tendance à l’assouvissement du fantasme du statut parental ou du besoin générationnel de réparation, ce sont des moteurs qui dénient tout sens d’éthique vis à vis du fondement et du bien-être de l’autre dans un contexte privé, mais surtout eu égard à l’écosystème et aux autres dans un contexte global. v. ontologie de la génération
Des témoignages fréquents les révélant, c’est au cours de leur progression et dans le futur qui s’annonce dans un contexte social et économique difficile qu’ils voient les choses plus clairement et bien autrement et reconsidèrent leur première décision inconsciente et irresponsable. v. ontologie de la génération
*plusieurs personnes m’ont communiqué des arguments sidérants relatifs à leur motivation à avoir beaucoup d’enfants; les recettes d’allocations familiales !!!!
La masse comme garante des avantages des nantis. Le déni de la suffocation
Dans le passé, des estimations statistiques des partisans modérateurs ont montré leur faiblesse avec un taux d’erreur comparable mais dans le mauvais sens à celui de leur sous-estimation. Qu’on ne nous dise pas qu’en 20 ans les données ont beaucoup changé, l’Europe est toujours surpeuplé, l’Amérique (du Sud) s’y met de plus bel et l’Asie n’en démord pas, rien n’a changé ! La population continue à croître voire les calculs sous l’article; régulation des naissances.
Encore aujourd’hui, ce sont ces mêmes personnes irresponsables ou pernicieuses vivant retiré du “monde” dans le confort de leur grand appartement ou maison avec domestiques et chauffeur sans être jamais exposé aux conséquences de la surpopulation et problème de voisinage y lié qui sont les défenseurs de l’immigration et de la natalité.
Dans les pays dits développés quelques politiques éclairés souhaiteraient sonner l’alarme et proposer une législation qui limiterait le nombre de naissance, comme cela s’est fait selon un programme de planning familial dans d’autres pays en voie de développement comme en Chine et en Iran où le taux de fécondité avait été limité un temps, bien qu’encore insuffisant, à 1,8 enfants.
Mais dans nos contrées, dans la crainte de toucher à une sacro-sainte sphère privée ou intime, dernier bastion apparent de liberté, déjà autrement bousculée sans aucun ménagement, notamment par la pression psychologique au travail, l’exiguïté des moyens, le sentiment de pauvreté et de dépendance, le manque de temps de réflexion, les têtes dirigeantes s’abstiennent à imposer avec vigueur une réglementation touchant la masse “prolétaire” d’autant plus que la situation encore non catastrophique ne le sollicite.
D’autres défendant les intérêts de certains (v. plus loin) recommandent insolemment le baby-boom et l’évoquent ou l’affichent même en société, en prétextant d’une nécessité économique en mal de croissance sans nous évoquer l’arrière pensée que si « la plèbe s’imagine se poser en maître vis-à-vis de son enfant et acquérir un simulacre d’ascendance et de valeur de sa personne à l’instar de celle vécue dans l’hiérarchie industrielle » et qu’également si « elle demeure dans la précarité économique que génère la gestion d’un enfant dans une situation actuelle de crise », l’affaire est dans le sac, « les nantis comme moi pourront mieux exploiter la situation de faiblesse des hommes engouffrés par les nouvelles nécessités financières, encore plus rivés à leur travail dans un néo-esclavagisme abrutissant et à plus de productivité des dividendes de laquelle je me permets un confort financier, de multiples voyages, ma maison de campagne et une portée d’enfants sans encombres pour moi, élevés dans des meilleures conditions avec pléthore de personne à notre service».
Cette parodie résume certes dans l’excès mais avec réalisme une analyse détaillée dont mériterait l’histoire de la distribution des richesses et du rôle de la famille comme machine-outil du pouvoir politique au travers des âges.
Aujourd’hui nous nous imaginons plus riche qu’autrefois, ce qui n’est pas entièrement faux, mais le passé n’est pas une référence pour le développement de l’homme adapté à un environnement plus exigeant et agressif. Ce qui fonderait le sens du développement serait le gain effectivement obtenu par rapport à hier. Nous nous trouvons depuis peu à une étape de l’histoire où chacun individu pourrait bénéficier de multiples biens non matériels (y compris celui du temps pour une analyse lucide de sa situation, l’abord des questions ontologiques garant d’une véritable évolution humaine) et de véritable confort au service des hommes et correspondant aux besoins générés par les contraintes de la vie surindustrialisée et surspatialisée.
Pour illustrer par absurde l’importance de ces besoins matériels premiers, imaginons que du jour au lendemain nous perdons toute mobilité moderne, monde impensable où des millions de gens seraient contraints de rester sur le lieu du travail durant leur semaine d’activité et consacrer leurs jours de congé au déplacement jusqu’au domicile et retour, en fait un recul au temps des premiers hommes avec un écroulement d’un autre pan de l’économie consacré au loisirs.
Ce qui est considéré comme un bien est d’une certaine manière un besoin adapté à la situation de l’évolution historique. Aujourd’hui un besoin de plus grand “confort” adapté aux exigences nouvelles se fait pressant.
Résumons en ses quelques éléments les biens manquants ou plutôt les besoins physiques; l’espace de vie suffisant, le confort de mobilité adaptée, et pour tous une modération de temps de travail et d’effort, sur ce point maints ne seraient pas fâchés de plus de repos, plus d’adéquation avec le rythme et les conditions naturelles plus dures sous nos latitudes mais également plus de droit de présence d’esprit à la vie qui est sacrée et moins de sollicitations sauvages souvent infondées et sans aucun gain de productivité v. biophilosophie de l’adaptation.
La voie la plus rationnelle pour accéder à cette île sans nécessairement bousculer l’ordre établi et s’attirer la foudre de la masse dominante, consiste à préparer aujourd’hui le terrain d’avenir, gérer la limitation de la surpopulation et l’empoisonnement général; penser avantager la qualité au détriment de la quantité, cette même qualité que s’offrait notre notable pour lui-même et sa famille et qui ne s’obtiendra que lorsque la « masse » sera réduite et adaptée à l’espace disponible, en concordance avec les ressources et la sauvegarde de l’écosystème.
La lumière s’affaiblit au fur et à mesure que la matière l’obstrue.
L’auteur
