Le système ORP

v. également article de journalistes professionnels: https://lecourrier.ch/2018/08/13/langoisse-du-chomeur-face-a-lorp/
Sahba Riahi, dernières mises à jour juin 2017, Lausanne.

Introduction

Le système ORP fait partie du système limitatif, répressif, dirigiste et policier suisse défendant les intérêts du service publique, une politique de contrôle minutieux et à outrance qui tranche franchement sur le laxisme d’économie ultralibérale en faveur des fortunes.

On a d’un côté un réseau public qui en collaboration avec des prestataires externes font du chômage un commerce à l’avantage de ce réseau. Des programmes, stages et emplois temporaires proposés aux bénéficiaires n’ont pas l’objectif réel de combattre le chômage, du moins pas pour la majorité. Au contraire, ces pertes collatérales offrent la possibilité pour ce réseau de survivre. Les intervenants et leurs partenaires vivent sur le dos des chômeurs et n’ont pas intérêt à un retour du plein emploi dans la même intelligence que la politique pronataliste promeut la (sur)consommation et défend le personnel du service publique (écoles, service de la jeunesse, système hospitalier…etc)v. Surpopulation et planning familial sous la page surpopulation...

Cette perspective est établie pour les personnes sur lesquelles l’organisme ne parie pas sur un retour à une situation stable avec gain confortable et avenir professionnel garanti (chômeurs de moyennes et longues durées, séniors, des catégories éthniques ..etc).

Par ailleurs, on ne favorise non plus les projets d’indépendants qui comme son acception l’indique c’est devenir non dépendant d’un réseau en place dominant, ce qui n’est pas dans l’intérêt de celui-ci. L’argument de risque financier évoqué pour l’intéressé et pour la société ne tient pas debout;  est-ce que l’on met jamais en cause les investissements à perte des ORP ou des agences privés de placements? Intermédiaires qui coûtent lourd aux contribuables d’un côté et doublement par une manne encore tirée sur la sur-productivité des employés. Par contre les indépendants qui perdent leur situation, eux n’ont pas droit au chômage, même s’ils ont crée des emplois et saigné en impositions, ils tombent directement au revenu minimum après épuisement de leur biens.

Un calcul probabiliste décide de l’orientation à conduire dans la démarche de placement de la personne. Pour exemple un peu cliché, à un étranger même établi de longue date et formé qui du fait de la situation de crise est concurrencé par d’autres, on affecte des projets en dessous de leurs qualifications pour augmenter leur chance ou des programmes qui permettent à l’organisme de survivre et justifie son existence.

D’un autre côté, pour continuer avec cette illustration clichée, à un Suisse et /ou une personne de longue expérience de travail, répondant à certains critères RH, souvent des critères spéculaires (personne qui répond en beaucoup de points à l’image de l’entreprise), on propose des programmes qui favorisent leur sortie du chômage ou leur placement mais toujours dans un réseau prédéfini et dans une limite de perspectives.

Toute proposition de projets provenant du chômeur dans un sens de développement et de perspective de travail indépendant est rejetée avec véhémence. Il faut faire ses preuves et les moyens disposés par l’Orp sont dérisoires et concédés à contre-coeur, à condition de dépasser tous les obstacles d’examen de projet, pencher l’avis incompétent du conseiller en sa faveur et de servir l’intérêt de leur réseau; enfin donner à César ce qui n’est même pas dû à César. Leur philosophie est la même que celle des banques, on ne prête qu’aux riches, ceux qui n’ont en fait pas besoin de moyens et ont les moyens de créer des besoins.

Ceci expliquant cela

Une petite parenthèse donne un éclairage sur le fonctionnement de l’économie politique de la Suisse et des risques qu’elle craint ou plutôt ne sait pas prendre.  Un second exemple illustre la protection du réseau publique au détriments de personnes qui recherchent leur indépendance socio-économique.

A l’instar d’autres chercheurs, indépendants ou PME, Il y a quelques années un chercheur avait demandé des fonds aux banques et aux instances publiques pour développer un projet prometteur. On ne lui a même pas proposé des miettes comme on en distribue parfois à des PME pour les encourager sans vraiment aider et bien plutôt pour rehausser son image. Le chercheur est parti en Angleterre et a reçu les fonds nécessaires pour développer son projet qui rapporta généreusement déjà une année après son expatriation. Des exemples de ce style sont légions. La Suisse vit de ses affaires bancaires, le petit circuit économique ne sert qu’à compenser les dépenses publiques. Voilà pourquoi un projet qui n’est pas entièrement autonome en financement et développement n’a quasi aucun soutien, puisqu’il ne rapporte pas des galaxies dans l’immédiat et donc ne remplit pas d’emblée les caisses des banques même s’il peut être gage d’une imposition future compensant les dépenses publiques. Celles-ci en progression étant compensées par une manne déjà existante avec une augmentation des impôts et primes des assurances des salariés et entreprises garantissant l’équilibre comptable, mais jusqu’à quand?

Une connaissance étrangère qui a cependant fait toute sa formation supérieure dans le pays avait développé un outil très prometteur pour une application dans le domaine médical pour le compte d’une très grande école dépendant de l’État, le développement progressant bien, on a fait croire au manque d’intérêt pour le projet et  interrompu pour manque de financement . Une année après cette décision, il a appris que le projet avait redémarré “ailleurs” au profit d’autres….et qui avaient conduit le projet à la commercialisation du dispositif. Il n’a évidemment pas eu de retour sur investissement, on peut même dire qu’on lui a volé ses idées et son projet.

ORP Illustrations et témoignages 

I.

Il y a quelques années , une autre connaissance s’était retrouvée au chômage suite à l’expatriation de son employeuse qui n’avait d’ailleurs pas payé ses derniers salaires.

Au cours des entretiens de conseil, elle évoquait l’idée de travailler à son compte. La conseillère lui a vivement déconseillé de le faire. Elle lui a avancé tous les obstacles qu’elle rencontrerait non seulement sur le plan d’engagement professionnel et financier propre, mais surtout qu’elle ne pouvait compter sur aucune aide de la caisse. Bénéficiant d’une petite manne d’économie et de l’audace qu’on ne cultive surtout pas avec l’ORP pour devenir indépendant, elle s’est mise à son compte au bout de quelques mois et depuis cette période elle est entièrement libre de mener son programme et en accords avec son objectif professionnel.

………

II.

Mon cas

Au sortir de mes formations universitaires en 1997 en sciences et lettre, je n’a pas trouvé d’emploi correspondant à ma formation principale en biologie-chimie, je travaillais bénévolement dans un laboratoire, même si je faisais mes multiples recherches d’emploi, j’ai dû me justifier et j’ai failli être pénalisé pour cette occupation qui apportait un bénéfice de formation et n’interférait pas avec mes recherches. J’ai du arrêter cette activité.

Par le bias de Unistage, j’ai retrouvé moi-même un poste de stagiaire puis intervenant. Suite à cette reprise de deux ans dans une clinique à obédience analytique que j’ai interrompue en raison de la difficulté du travail  avec les psychotiques,  je me suis réinscrit à l’ORP et avec un petit  bagage d’expérience d’enseignement que j’aurai beaucoup voulu poursuivre. Sous le régime ORP, on m’a refusé la formation HEP qui garantit encore toujours un emploi. On ne m’a même pas proposé la formation BNF dépendant de la juridiction de la confédération, organisme qui propose des projets destinés à des personnes comme moi pour une implication dans des labo de recherche.

Par la suite, j’ai travaillé en alternance avec le chômage dans le secteur du transport-logistique et  écoles comme remplaçant. Et j’ai souvent été convié à des coachings et formations qui n’ont donné aucun fruit. Ce qui me ramène au sujet principal de cet article.

Les correspondances suivantes échangées avec l’Orp avec pour conclusion mon refus de suivi ORP et quelques pénalité, donnent la couleur de la problématique que je veux souligner.

Voir les correspondances:

Chef d’Office ORP Ralph Inderbitzin ORP Lausanne

Le jeudi 24 novembre 2016

Mesures et Cours ORP  

Monsieur,

Actuellement suivi à l’ORP par Corinne Lutonda N’Vuata, je suis suivi et contrôlé par l’ORP depuis la fin de ma formation en1998 en biologie-chimie à l’université de Lausanne avec quelques périodes de retour en emploi partiel ou total de quelques mois à 2 ans.

Arrivé en Suisse en 1977, fuyant l’Iran avec ma famille à titre de réfugié politique au début de la révolution, – mon père chirurgien étant resté afin de sauvegarder sa situation qui était encore bonne à l’époque, j’ai commencé ma scolarité à Lausanne à l’âge de 11 ans avec un retard évident d’adaptation culturelle et linguistique et sans vouloir rentrer dans les détails, sans compter le décalage de mon âge réel de 9 ans à ce moment-là par rapport à mon âge officiel qu’il aurait été difficile de faire rectifier en ce temps avec les autorités d’Iran et également de  Suisse ; pensez déjà à la difficulté, voire l’impossibilité juridique à laquelle on se heurte en Suisse pour changer son nom de famille sans justificatif majeur.

Quelques années après notre établissement, en 1984, ma mère décède d’un cancer. Nous étions à ce moment-là presque des orphelins, – mon père ne pouvait pas venir à loisir en Suisse et la distance affective s’était déjà créée.

Sous l’instigation de ma sœur cadette, malgré mes résultats qui progressivement déclinaient depuis cette date, j’ai péniblement poursuivi ma scolarité et obtenu un certificat de maturité en autodidacte, puis ma licence. Période de formation qui a été très constructive pour moi. Je n’avais toutefois à ce moment-là pas la force psychique d’entamer un doctorat, seul garant d’un avenir professionnel dans mon domaine et d’ailleurs je ne trouvais même pas de poste doctoral en Suisse. Avec la montée de la crise qui commençait déjà à se faire ressentir et sans aucun pouvoir de ma famille ou de mes connaissances sur le marché, – vous le savez bien qu’en Suisse comme probablement partout dans le monde sans un réseau on est ligoté et de plus naturellement sans aucun esprit commercial, voire agressif, je me suis retrouvé assez vite au chômage.

A l’Orp, j’ai dû suivre durant des années des mesures et des cours ORP, à l’exception d’un cours de 3 mois d’allemand qui m’a été accordé dans les premières années à ma demande par M Marciano, encore que toujours très limite en temps d’assimilation pour devenir rapidement opérationnel et compétitif. Aujourd’hui, je constate que les mesures proposées ou imposées n’ont eu aucun impact sur mon placement et dans certains cas cela a même été contreproductif.

Dans un autre sens, les interruptions de programmes que j’ai demandé plus récemment à suivre (projet BNF ; Biomedizin Naturwissenschaft Forschung) ont également été contreproductive.

D’ailleurs, aucun conseiller ne m’a proposé ce programme dès le début, compte tenu de ma formation, ça aurait été logique de me diriger rapidement dans ce sens, étant donné que l’Orp ne propose aucune autre alternative de travail en laboratoire et/ou recherche.

Pour exemple, j’ai commencé un programme BNF avec des tâches de laborantin en biologie moléculaire et à ma demande une formation en chimie (dosage) à l’unité de pharmacogénétique et pharmacologie clinique du Centre des Neurosciences Psychiatrique.

Le projet de 6 mois avait commencé en novembre 2010 et s’était terminé en avril 2011. Les postes en chimie étant très occupés à mon arrivée, je n’ai pu commencer à bénéficier de la formation des analyses en chimie (extraction sanguine des psychotropes pour les analyses GC-MS, LC-MS) qu’à la fin du programme.

J’ai demandé à ma conseillère OPR Mme Steiner de prolonger de 3 mois le programme dans le but d’acquérir cette formation qui était intéressante pour moi et demandée sur le marché, celle-ci en a refusé la prolongation, argumentant que je n’allais pas continuellement me former. Or , ces projets sont de véritables postes et donnent des outils et compétences que je ne pourrai acquérir seul, ni dans vos mesures ORP.

En août, j’ai eu un entretien chez Philip Morris, je ne me sentais pas sûr par rapport à la technique de chimie demandée dans le cahier des charges, vu que je n’avais pas eu l’opportunité d’asseoir mon habileté technique et dextérité. Je l’ai dit à l’entretien. Ma candidature n’a pas été retenue ; la situation aurait été toute différente si j’avais pu prolonger les 3 mois et arriver à cet entretien en août doté d’assurance et de plus de moyens. J’avais vraiment l’impression lors de l’entretien que ces outils intégrés à ce moment-là m’auraient effectivement ouvert les portes chez eux.

Autre exemple. Madame Steiner m’a assigné une mesure de chauffeur-livreur chez Atelier 93 – Table Suisse début 2012.

Ce qui devait s’avérer être une formation de livreur se soldait en des sorties de livraison de quasiment des mêmes candidats privilégiés. On était en surnombre et il fallait se battre pour les sorties en livraison et les autres restaient à l’atelier à faire des tâches de pliages, participer au cours de français !? Qui dit mesure ou formation, dit gestion de la formation continuelle et progressive dont je n’ai comme beaucoup d’autres pas bénéficié dans cette mesure, se soldant par des petits accidents sur les véhicules que les candidats les moins sollicités ont provoqués, appelés au pied levé après des jours d’inactivité avec mission de rentrer dans les délais.  Sans une expérience quotidienne des grands véhicules on ne peut pas devenir expert et compétitif d’une minute à l’autre et un CV rempli n’est pas garant de qualité de travail.

Autre exemple. L’année passé, j’ai commencé une formation de logistique de stockage et de cariste chez Sulzer proposée par Mme  Samantha Bambrilla de l’Orp . Dans la semaine de formation cariste, on m’a appelé pour un remplacement de 2 jours chez Boisson Service où je faisais ponctuellement des remplacements. J’en ai discuté avec le responsable logistique qui m’a dit que l’interruption conduisait à une invalidation de la formation, j’ai donc renoncé au remplacement. Ils ont trouvé un autre remplaçant qui a finalement remplacé le titulaire sur 4 mois, – celui-ci au retour des deux jours a du interrompre le travail pour des problèmes d’articulation aggravés et médicalement confirmés.

Expérience qui m’a échappé et que j’aurai pu faire valoir par la suite ailleurs et en l’assurant auprès de mon agence de placement . J’ai maintenant un permis cariste, une courte expérience de stage de préparateur de commande, mais je n’ai encore jamais trouvé de poste correspondant.

Récemment, j’ai du interrompre au bout de 3 mois mon dernier projet BNF à titre de laborant en chimie (Service de Toxicologie de l’Environnement Bâti) à l’état de Genève en mai de cette année, parce que je sortais du délai-cadre. Les négociations de mon responsable BNF M. Gretillat avec l’Orp et la caisse chômage n’ont pas abouti. J’ai dû rendre hâtivement mes résultats dans la précipitation.  J’ai mis deux mois  à me faire accepter à ce poste. Trois mois de pratique ne suffisent largement pas à achever un projet, devenir expert, établir un réseau solide, en l’occurrence à Genève.

Entre ces diverses formations et projets, j’ai du suivre 3 cours de coaching en réinsertion proposés par l’ORP, dont Mode d’emploi Lausanne, nouvelle chance c/Lee Hecht Harrison.  Chacun employant leur méthode. Chez LHH, il fallait faire ses preuves pour pouvoir avoir l’ombre d’une opportunité d’entretien, étant donné qu’ils avaient des contacts avec Adecco. Sur les 10 participants, aucun n’a retrouvé de poste par leur soutien.

Ces organismes sont très forts pour parler théorie et réseau, mais concrètement, ils n’offrent rien de tangible, si ce n’est que de faire faire des CV sous 10 formes différentes et des simulations d’entretiens où tout le monde est bon et gentil, mais personne n’a de résultat par leur biais.

J’ai récemment demandé une formation en DAO  ou CAO à ma nouvelle conseillère, Mme Corinne Lutonda-M’Vuata, étant donnée mon orientation scientifique, c’est une compétence de plus que je peux mettre en avant. Elle me l’a refusé en argumentant en des termes proches que «  …on ne va pas proposer de cours d’anglais à un maçon ????…. ». Peut-être pouvez-vous m’expliquer ? Par contre elle veut me faire suivre une nouvelle mesure de coaching que je vais refuser.

Combien de temps ce jeu va-t-il continuer ? Je ne suis pas une marionnette d’expérimentation. A l’issu de ces cours démoralisants, je n’ai aucun entrain à rechercher du travail et me sens encore moins confiant. Dans mon cas, tout ce dont j’ai besoin c’est de l’expérience professionnelle et non du coaching qui sont notamment destinés aux gens en emploi ou longuement qualifiés qui ne doivent pas faire leur preuve et plus particulièrement pour des postes demandant des tâches de management.

Pour conclure,

  • soit l’Orp considère que, compte tenu de mon profil peu compétitif, – iranien d’origine avec permis C, moyennement qualifié avec peu d’expériences spécifiques, un parcours atypique , la cinquantaine…etc., je n’ai aucune ou très peu de chance de retrouver un emploi adapté et alors à ce moment-là vous gagez sur un investissement  à très long terme avec moi, pour un MINIMUM  d’une année dans un programme et de préférence en laboratoire, par exemple avec BNF,
  • soit vous estimez que je suis inapte au placement, à ce moment-là ces autres « mesures d’occupation » ne me sont d’aucune utilité et même contreproductives, comme le témoigne les quelques conséquences que je vous ai rapportées dans cette lettre et cela malgré les prétentions de l’Orp à croire qu’elles sont efficientes dans mon cas, d’autant plus que les conseillers ne sont absolument pas au courant de ce qui se passe dans ces mesures et cours.

Je vous remercie pour la bonne réception de ma correspondance et suis à votre disposition pour d’autres informations.

Avec mes meilleures salutations.

Copie recommandée envoyée

  • à Mme Lutonda N’Vuata ma conseillère ORP actuelle
  • Mme Victoria Bögli ma gestionnaire de revenu d’insertion

S.Riahi

deuxième justification qu’ils m’ont redemandée!?

Refus de mesure MMT RI JobLab

Madame, Monsieur,

Par la présente, je fais référence à ;

  • votre courrier du 13 janvier 2017, reçu le lundi 16 de la même date, relative à votre demande de justification du refus de la mesure précitée
  • votre décision rédigée le 14.12.2016 n° 333105381 du 28.11.2016
  • l’assignation à une mesure MMT auprès d’Ingeus , lettre reçue le 30 novembre, ainsi qu’à
  • mon dernier courrier rédigé le 24 novembre 2016 et adressé en pièce recommandée le 29.11.2016 au chef de l’office, à ma conseillère et au centre social vous expliquant en détails les raison de mon refus de mesures et cours futurs proposés par l’ORP. Refus annoncé également par oral à ma conseillère lors de l’entretien du 25 novembre

(nouvelle copie jointe à la présente)

Vous me demandez de me justifier par rapport à cette mesure avec plus de précision.

Comme je vous l’ai expliqué dans le 4ème paragraphe de la page 2 de mon dernier courrier, les trois mesures de coaching « JobLab » dont j’ai été assignés à suivre, comme la plupart des autres mesures, n’ont entraîné aucun avantage à l’embauche. Ces coachings sont même pour moi plus déprimants que stimulants, la démarche est basée sur la pression et l’acharnement.

Je suis très conscient de ma situation, je n’ai pas besoin que dans ces coaching on nous rappelle cent fois ou qu’on nous le fasse comprendre avec condescendance que lorsqu’on n’a pas d’emploi il est très difficile de retrouver un poste ! Ce qui d’ailleurs n’est pas vrai dans l’absolu, dans le passé j’ai toujours retrouvé du travail de manière inattendue sans avoir à remuer ciel et terre, même si je me retrouvais à accepter essentiellement des postes pour lesquels il n’y avait aucun candidat ou de concurrent préféré ; se montrer battant et survolté, comme ils le recommandent, ne conduit pas nécessairement à un résultat ; expérience négative faite suite à un entretien d’embauche le 18 mars 2015 à la pharmacie Plus du Flon pour un poste à temps partiel en logistique qui a tournée en ma défaveur.

A la dernière mesure « LHH nouvelle chance » commencée en mars 2013, bien que faisant régulièrement du sport, déprimé, j’ai subi une grippe avec rhinite aigue durant 1 mois vers la fin du programme, ce qui ne m’arrivait très rarement même lorsque je travaillais à la poste de 2008 à 2010, malgré la pression de l’entreprise et ma difficulté d’adaptation au travail.

Chez LHH aucun coach, ayant pourtant un réseau important n’est intervenu en ma faveur ni en faveur des autres participants, ils sont aussi dépourvus par rapport à ma demande du marché à des postes en laboratoire. De même à la Fondation Mode d’emploi, le coach qui connaissait une personne dans le milieu du laboratoire, n’a rien fait en ma faveur. Ceci est également valable pour les emplois alimentaires, ces organismes ne sont d’aucun secours.

Un ami, Philippe Jamet qui a suivi le programme chez Ingeus m’a même confirmé que ce coaching est encore plus oppressant qu’à LHH et tout aussi inefficient, lui qui a pourtant de longues expériences dans ses domaines spécifiques d’activité, n’a d’ailleurs retrouvé aucun emploi par leur biais.

Comme je vous l’expliquais également dans la précédente lettre, aux derniers paragraphes des pages 1 et 2 en soulignés, en dehors des critères d’âge, d’origine, de compatibilité socio-culturelle, etc. le critère de compétence et d’expérience de longue date est celui sur lequel je peux avoir une prise pour augmenter mes chances d’engagement à un CDD voire CDI de laboratoire, de logistique etc.  C’est pourquoi, il est beaucoup plus important pour moi d’avancer dans des programmes comme de labo comme BNF, des cours techniques, des places en informatique/codage, voire des bibliothèques..et ceci sur des durées minimales d’une année pour vraiment augmenter mes chances d’une nouvelle situation d’emploi stable plutôt que de suivre ces coachings qui ne m’apportent que du désagrément et laisse le CV et l’expérience tout aussi vide.

Quand à la pénalisation financière qui à mes yeux ne se justifie pas, elle n’est d’ailleurs pas à mon avantage pour retrouver un emploi. Si cette pénalisation est appliquée, je serai contrait de déposer les plaques de ma voiture.

En effet, je n’ai pas d’assurance casco pour effectuer des réparations remboursées (~500-1000fr.-) de mon pare-brise et vitre passager fendillé/brisée suite à une déprédation faite l’année passée sur ma voiture par des jeunes squateurs toxicomanes agressifs de notre immeuble que j’ai chassés à plusieurs reprises, et je dois régler les prochaines charges du SAN 2017 (~400 .-), assurances (155.-) et les frais d’essence. Je ne serai par conséquent pas en mesure d’accepter des postes où la possession d’un véhicule personnel (présentable et fonctionnel!), notamment dans le service du transport, est indispensable. Cet outil m’a garanti par le passé une entrée d’argent comme chauffeur et des opportunités sont même actuellement assez fréquentes.

Je vous remercie pour la bonne réception de ma correspondance et suis à votre disposition pour des compléments d’informations. Avec mes meilleures salutations.

Leurs réponses schizophréniques et leur flou juridique fait penser au bug du T-850 (Schwartzenegger) dans la fin de terminator 3 qui ne sait pas s’il doit amocher John Connor ou le défendre!

réponse absence de recherche mai 17 p1

rv affaire juridique avril 17

annulation plasta et prestation caisse chômage

Je suis évidemment pénalisé probablement pour encore 2 à 9 mois de ~130 fr.- sur le revenu minimum.

L’auteur

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