Fichage, liste noire institutions suisses, profilage

1ère mouture 29.10.19

Introduction

Le fichage existe très probablement dans toutes les institutions publiques et des entreprises privées suisses, des fiches d’information avec une évaluation qui font penser aux crédits sociaux en Chine qui peuvent par exemple interdire aux ressortissants de voyager, à la différence qu’ici c’est en conformité avec une philosophie millénaire, c’est tenu secret, on ne vous divulgue l’information qu’à force d’enquête ou par compassion…

Dans mon cas, pour apparemment un faux pas, sans aucune intention de nuire ou de tricherie, dans une situation d’urgence, juste pour pouvoir continuer mes formations et de m’offrir un rythme adapté à mon développement, je me retrouve lésé , de même qu’une amie, fiché pour une affaire anodine, alors que les institutions et entreprises regorgent de tricheries, de trafics mafieux et d’influences bien plus grave.

Les circonstances

Lorsque j’ai débuté à l’Université de Lausanne, durant le premier cycle j’avais suivi deux cursus en même temps, Lettre-psycho et biologie-chimie, avant de renoncer à poursuivre avec le premier vers la fin du cycle. J’ai repoussé 2 fois un examen de psychologie en 2ème année, la 2ème fois bien moins en raison du temps suffisant de préparation que simplement par un manque personnel de confiance et un état d’angoisse et de stress invalidant. Pour cette deuxième échéance, j’ai demandé à une ami médecin-assistante de me fournir un certificat médical. L’université a vérifié la validité du certificat et mené une enquête et mon amie a été convoqué par une commission de déontologie et a eu des soucis, heureusement sans être radiée. Ce qui est aberrant, c’est la démarche de l’université, mais aussi la sanction de l’ordre des médecins. Je ne pouvais imaginer que ça prendrait une telle ampleur, j’aurais très bien pu consulter et obtenir un certificat en règle, les circonstances pressantes m’ont conduit simplement à aller au plus pressé. Et très probablement, après validation, poursuivre les études simultanées dans les deux cursus , ce qui était très stimulant et pas impossible à mener à terme. Dans cette affaire, sauf erreur, je n’ai même pas été entendu par l’université, du moins si je me suis justifié , ma justification n’avait eu aucun poids. Je ne pouvais juste plus me réinscrire à la faculté des lettres et sciences humaines.

D’après ce que j’avais entendu d’une amie des Lettres qui a fait un séjour universitaire en Italie, comme probablement dans beaucoup pays bien moins riche que la Suisse, à l’époque, on pouvait redoubler son année ad aeternum jusqu’à ce que l’on obtienne la validation. Une de mes professeurs de philo m’avait même appris qu’en Allemagne, il était possible de combiner des branches apparemment éloignés; philosophie ouverte et perspective interdisciplinaire que les institutions universitaires suisses et l’Etat ne cultivaient pas, très probablement héritage d’une culture fermée et monomaniaque qui investit dans une rentabilité à très courte terme et mise sur une sélection précoce et sauvage, une orientation imposée (écoles techniques.. ). Le résultat est qu’on compte depuis longtemps un nombre important de licenciés venus de l’étranger engagés notamment en raison de la diversité de leur compétences ou leur spécialisation très poussée dans les universités et entreprises et à bon prix, licenciés qui auraient pu venir de nos écoles, et trouver des formations post-grades, si l’Etat voulait bien mettre à disposition les moyens (légaux, révisions.., financiers) de les bien former ou permettre une plus grande diversité, comme à l’étranger. Les choses ont bien sûr un peu changé depuis…, mais comme tout le monde le sait, …tant qu’une affaire ne promet pas assez vite des milliards à la caisse de l’état, on propose le service minimum et on parie sur le meilleur rapport dépense / profit immédiat. ( v. Système orp sous ceci expliquant cela)

Fiche de l’Unil

Enfin pour revenir à l’affaire, quelques années après l’Unil, on m’a appris un jour qu’il y avait une note dans la base de données des services de placements concernant cette affaire. J’étais sidéré! J’étais fiché très probablement dans le réseau universitaire et annexe. J’ai raconté à l’interlocuteur sans justification aucune et en toute franchise les circonstances que par mon inconscience on avait les deux été lésés dans cette affaire, c’était un accident. Contre-coup du sort, comme celui dont j’ai été postérieurement victime en rendant service à cette amie*. Personne n’est à l’abri des erreurs surtout quand elles ne semblent pas majeures.

*En effet à l’époque titulaire d’un permis B, on lui avait volé son sac et sa pièce d’identité à un escale qu’on avait fait vers une destination frontalière pour un court séjour de loisir intime mais aussi pour l’exploration du même lieu pour mes prochaines vacances d’une semaine avec un ami . La pièce avait bien été retrouvée par les autorités locales peu de semaines plus tard et peu avant mes vacances. Je comptais le récupérer de main propre selon sa volonté à cette occasion , mais au retour des vacances. Soucieuse de le savoir rapidement et impérativement en ma possession, elle a insisté à le prendre à l’aller , j’ai fait un crochet à contre-coeur avec force contrariété, les circonstances diverses y aidant, la chaleur , la difficulté de trouver l’adresse au moment inopportun.., tous ces fait on entraîné indirectement un grave accident d’inattention de la route que j’ai provoqué étant la seul victime avec des séquelles (certes pas très importantes) dont je ne lui ai jamais porté rigueur. Ceci bien indépendamment de mon sentiment de culpabilité lié à l’affaire.

Ce rapport expliquait il y a certes bien longtemps pourquoi, une fois, une entreprise a subitement fait volte-face après une promesse d’engagement professionnelle certain, suite à une enquête, – je l’ai su plus tard, je n’ai pas cherché à le savoir dans l’immédiat. Cette mauvaise évalution de profil a à mon avis toujours eu peu de poids face à d’autres critères exclusifs comme mon nom et origine éthnique dans le processus de sélection. A moins de le demander expressement à d’autres entreprises et institutions, je ne le saurais jamais.

La “sournoiserie” est une des caractéristiques fondamentalement helvétiques… ou peut-être simplement vaudoises…. Sujet intéressant de psychosociologie.. avec la “manipultation”

Les dessous du fichage

Enfin à titre d’argumentation pour leur cause dans cette affaire universitaire, tant cet argument fallacieux est souvent mis en avant, qu’on ne m’évoque pas le respect de la règle stricte de la durée de formation justifiée par le surcoût de la formation universitaire et sa répercussion sur l’économie du pays, un étudiant de plus ou de moins en Lettre, peu nombreux d’ailleurs en cette date, ce n’était pas ça qui allait ruiner le pays. Il semble plutôt qu’il s’agit dans un esprit général d’idéologie sociale

– d’obligation d’allégeance; on doit s’estimer heureux d’avoir la chance de bénéficier des services d’une institution qui vous prête des outils

– et du strict devoir de conformité; conformité à l’imago et à la sélectivité en vogues.

Le droit universel à la formation connaît de multiples clauses qui n’en font pas un droit libre, mais sélectif. Il y a une forme de conditionnement et d’endoctrinement destiné à la stabilité pour un maintien du status quo myope et dicté sur des décisions politiques. Aujourd’hui et en retard, les cours en anglais et management sont compris dans beaucoup de cursus, tout simplement parce que l’état a enfin admis que ces formations étaient bénéfiques.

Même dans les plus grosses entreprises suisses, les chasseurs de tête se trompent royalement, elles engagent des gens qui leur bousillent leur business… et ça, ça me fait beaucoup, beaucoup rire.

Si l’on ne veut que des dieux, il ne faut pas toujours mettre des bâtons dans les roues des hommes… et on ne fait pas d’un homme un dieu en un jour!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *